Au Canada, les animaux d'élevage ne sont généralement pas protégés par la loi. On attend plutôt des producteurs qu'ils respectent les normes établies par le Code de pratiques pour les bovins de boucherie, qui est mis à jour périodiquement. Le Code fait actuellement l'objet d'une révision, et le public peut participer à une période de consultation publique jusqu'au 12 juin 2026.
Suivez ces étapes pour protéger les millions de bovins élevés et abattus pour leur viande chaque année :
1. Accédez a questionnaire de la période de consultation publique.
2. Indiquez vos coordonnées personnelles et commencez le questionnaire. À la question « Quelle catégorie de parties prenantes vous décrit le mieux ? », vous pouvez sélectionner « Autre » et préciser « Grand public ». Nous vous recommandons de remplir l’ensemble du questionnaire en une seule fois, car votre progression risque de ne pas être enregistrée.
3. Remplissez le questionnaire du mieux que vous pouvez. Nous vous invitons à utiliser nos recommandations (ci-dessous), en formulant vos commentaires avec vos propres mots autant que possible. Pour les sections sur lesquelles vous avez des doutes, ou si vous n’avez pas de commentaires pour une section spécifique, cochez la case « Pas de commentaires », puis passez à la section suivante.
4. Une fois que vous avez fini de saisir vos commentaires, continuez jusqu’à la fin du questionnaire jusqu’à ce que vous arriviez à la page de remerciement, puis cliquez sur « Terminé ». Merci de défendre la cause des animaux d’élevage !
Principales préoccupations de Humane World for Animals concernant le nouveau projet de Code de pratiques pour les bovins de boucherie du Canada :
1. À la section 1.1 : Exiger que les animaux disposent en permanence d’un abri ou d’un endroit ombragé, leur permettant ainsi d’échapper aux intempéries (telles que la chaleur extrême ou les vents glaciaux) lorsque cela est nécessaire.
2. À la section 2.2 : Exiger que les animaux aient accès à de l’eau en permanence ; la neige seule ne constitue pas une source d’eau suffisante, et les animaux ne devraient pas être exposés au risque de déshydratation.
3. À la section 4.1 : Interdire l'utilisation des aiguillons électriques, avec effet immédiat, en raison de la douleur et de la détresse qu'ils infligent intentionnellement aux animaux. Seules des méthodes alternatives devraient être utilisées.
4. À la section 4.3 : Interdire le marquage au fer rouge et le marquage par le froid, étant donné qu’ils causent une douleur importante à court et à long terme, comme le reconnaît directement le projet de code.
5. À la section 4.4 : Interdire toutes les pratiques d’écornage et de débourrage, avec effet immédiat, car il s’agit de procédures intrinsèquement très douloureuses et qu’il existe des alternatives viables.
6. À la section 4.6.2 : Lors de la séparation des veaux de leur mère, comme c'est la pratique courante dans l'industrie bovine, ne pas séparer les animaux de manière brusque. Exiger plutôt une stratégie de séparation à faible stress, telle que le sevrage en deux étapes ou le sevrage en barrière, comme le recommande le projet, avec effet immédiat.
7. À la section 5.2 : Limiter à huit heures la durée maximale pendant laquelle les animaux peuvent être transportés sans nourriture, sans eau et sans possibilité de se reposer. Tout transport est extrêmement stressant pour les animaux et doit être aussi court que possible; des données indiquent que le bien-être des animaux se détériore considérablement après environ huit heures. Cette mesure doit s’accompagner d’une période de repos minimale d’au moins 24 heures entre chaque trajet.